Emotions et technologies : la marchandisation de nos affects ne fait que commencer

L’émotion. Voici le nouveau Saint-Graal par lequel les communicants espèrent récupérer l’attention de leurs prospects, utilisateurs, lecteurs… De leur côté, les géants du web l’exploitent déjà massivement. Et ce n’est qu’un début.

Julien Pierre et Camille Alloing, chercheurs en sciences de l’information, ont publié grâce à l’INA un ouvrage brillant, passionnant… et assez inquiétant, pour être honnête.

Dans “Le web affectif, une économie numérique des émotions”, les deux auteurs décrivent comment Apple, Facebook, Twitter, Amazon, Microsoft et d’autres géants technologiques exploitent nos affects, pour faire de l’argent.

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“Tireur fou” : fin de cavale pour les médias un peu flous

L'information folle et floue - ©eole via Flickr.com

L’information folle et floue – ©eole via Flickr.com

Le “tireur fou” a donc été arrêté hier soir, mercredi 20 novembre, après cinq jours de cavale et de rebondissements divers. Fin d’un nouvel emballement médiatique à propos duquel, je tire cinq leçons.

 

1- Le traitement à chaud, l’info en continu conduisent à la précipitation, à des erreurs

Rien que de très classique. Dès le début de l’histoire, les faits relatés sont confus. L’homme qui a pénétré dans le hall de BFM a-t-il tenté de tirer ou non ? A-t-il seulement cherché à intimider ses interlocuteurs en laissant tomber deux cartouches et en criant “la prochaine fois, je ne vous raterai pas”? Ou son arme s’est-elle enrayée, ceci expliquant qu’il abandonne rageusement son projet ? Ces différents sons de cloche me laissent toujours perplexe.

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Le “story-telling” contre l’information

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Le “story-telling” est la nouvelle martingale du journalisme. Pour intéresser le public, il faudrait lui raconter une émouvante, originale, forte. Quitte à déformer parfois la réalité pour capter cette attention si fugace.

8 décembre 2010. Obama a perdu, Mitt Romney a gagné. Tel est le verdict de la presse au lendemain du premier débat présidentiel américain. Un exemple parlant de cette tendance journalistique à scénariser l’information, à lui donner un sens, par souci de simplification et de dramatisation.

Les faits sont mornes, banals, inintéressants ? Et bien, habillons-les d’un vernis narratif agréable, “vendeur” qui fera appel aux émotions : compassion, révolte, admiration. Tout plutôt que l’apathie, l’indifférence ou la complexité des évènements bruts.

L’enquête universitaire valide ou invalide un postulat en fonction des éléments trouvés. Les reportages d’information en particulier télévisuels, eux, sont construits en amont des preuves rassemblées. Le canevas du reportage est décidé en salle de rédaction et seuls sont collectés les images et témoignages confortant ce parti-pris, ce choix éditorial préalable.

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Sondage : une couverture trop émotionnelle de l'information ?

Lire le point de vue du journaliste américain Jérémy Littau sur Owni

Le « personal branding » : l’arme des plus faibles

personal lolers

personal lolers

Une nouvelle fois, la misérable polémique sur les journalistes brandeurs se poursuit, portée cette fois par les récipiendaires eux-mêmes. C’est faire trop d’honneur à ceux qui l’ont initiée…

Jeremy Joly, touchant de sincérité et visiblement atteint, se défend d’avoir jamais voulu endosser ce costume trop déplaisant pour lui du journaliste loleur un peu cynique et résolument arriviste.

Morgane Tual, à l’exacte opposé, assume totalement sa position et défend le droit de survivre en tant que journaliste de la légèreté et du superficiel plaisir, quitte à poster des “gifs de pet”.

Tous deux, sans s’en rendre compte légitiment une problématique qui n’existe pas, sauf dans l’esprit des chagrins qui l’ont initiée.

TOUS DES BRANDEURS !

Nous sommes tous des arrivistes que les choses soient claires ! Nous voulons arriver, progresser, nous élever… Cela s’appelle l’ambition et qui peut décréter que cela est mal ? Ce qui est mal, c’est de marcher sur les autres pour se faire. Et nos deux  journalistes sont très loin de ce portrait.

Il faut en revanche se méfier des purs, ces catarrhes (attention jeu de mot chiant)  donneurs de leçons transcendants – extérieurs et supérieurs- leurs motivations complexes ne sont pas toujours aussi désintéressées qu’ils voudraient nous le faire croire. Vanité, volonté de domination, jalousie…

Moi je préfère la vie, le positif, ceux qui se battent, y croient et s’amusent… car il faut de l’humour pour supporter notre époque difficile (ou toute époque d’ailleurs). Beaumarchais fait dire à son Figaro : “je me hâte de rire de peur de devoir en pleurer”, c’est souvent le motif profond qu’on retrouve chez les grands cyniques. Échappatoire comme un autre à l’insupportable frustration morale de l’injustice générale.  Le LOL pourrait bien être la nouvelle bible de Figaro (le personnage littéraire pas le titre arride) et pourquoi pas ?

Molière lui aussi se méfiait et moquait les fâcheux, les sinistres, les redresseurs de tort. Ils n’étaient pas plus qu’aujourd’hui gages de profondeur ni de moralité. Mais souvent mus d’un incommensurable ego ou d’une aigreur cachée qui les portaient à gâcher la moindre saveur fugace autour d’eux.

Alors vive le LOL, ce cordon sécuritaire et salutaire autour de la gravité du monde, qui n’exonère personne de s’en préoccuper. La pudeur m’a toujours plus impressionné que la rigueur.

LE PERSONAL BRANDING OU LE DROIT DE SEN SORTIR

Il ne faut pas chercher à théoriser plus loin. Les journalistes dépendent toujours des marques qui les emploient, les journaux, les médias qui les paient. Je rejoins sur ce point Cédric Motte. Dormez tranquilles bourgeois journalistes, les jeunes révolutionnaires journaleux cherchent juste à s’insérer, pas à prendre le pouvoir.

Mais ce sain désir d’ascension semble en déranger quelques-uns, en particulier, ceux qui sentent le pouvoir leur échapper… Il en a toujours été ainsi, c’est le cycle normal du remplacement générationnel. Pas de panique non plus de ce côté, un peu de dialogue devrait arranger tout cela. J’ai toujours été optimiste de nature 😉

Cyrille Frank aka Cyceron

Crédit photo via Flick’r @ moxie

Polémiques, Twitts-clashs, web-bastons… paroxysme de la société du spectacle ?

Pas un jour presque sans que n’apparaisse sur le réseau une nouvelle polémique, un  “twitt-clash”, un “blog-bashing”… Querelles orchestrées par d’habiles provocateurs et suivies par la masse des internautes ravis du spectacle.

L’un des derniers épisodes en date, c’est le web-bashing de Guy Birenbaum à l’encontre de Jean-Michel Aphatie par. Et la réponse de l’intéressé qui a fait monter encore un peu plus la mayonnaise, à la grande joie du premier.

Ces épisodes de baston virtuelle sur le réseau sont foison, entretenues avec délectation et savoir-faire par des spécialistes du genre, ou simplement déclenchées par des leaders d’opinion, tel le dernier couple ennemi florencedesruol et vincentglad.

Je vous fais grâce de l’inventaire laborieux de toutes ces chamailleries qui font l’objet aujourd’hui de fils d’infos dédiés : tweet_clash, ou encore twittpoubelle

COMMENT EXPLIQUER CE PHENOMENE ?

Du côté des récepteurs d’abord vient une réponse facile : l’Homme un brin sadique, aime l’odeur du sang. C’est sans doute un héritage de notre nature animale, de nos instincts combattifs, de nos gènes et nos hormones. Mais je n’en dirai pas plus au risque de me fâcher avec les partisans de telle ou telle école scientifique. Quoi qu’il en soit, les manifestations de cette cruauté et ce goût du macabre ou morbide sont légion.

Rappelez-vous les attroupements passifs devant les bagarres de cours de récré. Ou les embouteillages monstres sur l’autoroute A13 dus aux conducteurs-voyeurs d’un accident mortel.
Ou même de façon encore plus structurelle, le succès constant des faits divers et multiples canards sordides

Mais ce goût du public pour l’affrontement a d’autres raisons plus subtiles, plus indirectes.

LUTTER CONTRE L’APATHIE (sans mauvais jeu de mot)

En ces temps de politiquement correct, de fusion sociale, de consensus systématique, les occasions d’assister à l’expression de points de vues et d’attitude divergente se font de plus en plus rares. Et selon la loi classique de l’offre et la demande, ce qui est rare prend donc de la valeur.

Enfin quelque chose qui nous sort de cette émollient sentiment que tout le monde est d’accord, partage la même opinion, est si tolérant, ouvert, moderne… Sentiment d’autant plus sensible parmi les classes  supérieures sur-représentées des twitteurs-blogueurs.

Ces affrontements créent aussi des événements artificiels dans nos vies tertiarisées derrière nos écrans qui manquent singulièrement de diversité, pour ne pas dire de piment. “Oulala, t’as vu ce qu’il a dit à la maîtresse ?”

Les polémiques permettent enfin de simplifier la lecture du monde, de l’actualité sur un mode binaire : d’accord, pas d’accord. Qui va de pair avec le j’aime, j’aime pas de Facebook qui annule toute nuance et réduit la communication à une question fermée.

DU COTE DES (VILAINS) ORGANISATEURS

La première raison tient à la création de trafic et de notoriété pour gagner en valeur médiatique, en influence. Etre “quelqu’un” sur la toile se mesure aussi à sa capacité à générer du bruit, du buzz.

Les nouveaux médiateurs des médias numériques ne font d’ailleurs qu’imiter les médias traditionnels, toujours enclins à exploiter la moindre polémique pour vendre. Qu’on se rappelle”Droit de réponse”, “Piques et polémiques”, “On ne peut pas plaire à tout le monde”… pour ne citer que les émissions de télévision.

Les bastons publiques permettent aussi de cultiver une distance savamment étudiée par rapport à la norme, celle qui permet d’être un socialement transcendant, à la fois extérieur et donc supérieur à la foule. Etre un poil grossier, libidineux, sordide ou de mauvais goût permet alors de véhiculer des valeurs plus positives que négatives au sein du milieu éduqué de la blogo-twitto-sphère.

  • L’honnêteté intellectuelle, de la transparence morale. Le message implicite est “je ne me pare pas de toutes les vertus, je reconnais même publiquement mes vices”

  • L’assurance, la force. “Même pas mal, je suis au dessus de ça, je maîtrise…” C’est Brice de Nice, le champion local du cassage potache.

  • Une certaine forme de courage. Celle de défendre ses positions, au risque d’y perdre la face. On est tout à fait dans le registre du film Ridicule où les mots sont comme des armes qui tuent socialement (voir video ci-dessus)


UNE TENDANCE EN HAUSSE ?

Difficile à confirmer sans une étude quantitative, mais j’ai le sentiment qu’en effet ce phénomène s’accentue à la fois dans les médias traditionnels et plus encore sur les médias semi-pro que sont Twitter et les blogs.

La société du spectacle semble s’être amplifiée sous l’effet des nouveaux outils et de la concurrence accrue des médias entre eux. Notre société des loisirs, notre temps libre et confort croissant (du moins pour les classes moyennes-supérieures) nous rapproche de cette vision décrite dans le film “Roller-ball”, plus subtil qu’il ne paraît.

Les pulsions violentes d’une population oisive, qui explosent à force d’être réprimées par le consensus artificiel, maintenu par le jeu, la drogue et Big Brother. Remplacez la drogue par la TV… Cela ne vous rappelle rien ?

Cyrille Frank aka Cyceron

Feelings, fun, fond : Les trois « F » de steve Jobs

Qui n’ a vu une présentation de Steve Jobs rate quelque chose… Cet indiscutable visionnaire et businessman, a aussi un grand talent : vendre ses idées. Il y parvient car il fournit un joli emballage. Divertissement (fun), émotions (feelings) au service du propos (fond).

La vidéo ci-dessus- beaucoup trop longue pour les gens “normaux” qui ont un métier, eux- mérite d’être regardée et disséquée, car elle résume bien les bonnes pratiques éditoriales.

A l’heure où les spécialistes de la communication glosent à n’en plus finir sur le story-telling, Steve Jobs nous montre à travers un simple discours comment cela fonctionne, simplement. Le discours du patron d’Apple aux frais diplômés de Stanford, moment généralement pénible, est un exemple du genre.

1/ DU CONCRET, DE LA SIMPLICITE

C’est la force de la narration, elle s’appuie sur des faits, pas sur des concepts. Un exemple vaut mieux bien des explications pour nos esprits étroits. Ce qu’a très bien compris Steve Jobs, c’est qu’il faut mettre l’exemple avant. Cela permet de captiver l’attention du public jusqu’au dénouement final : le conseil, la leçon ou simplement l’épilogue, si l’on est dans de la fiction pure.

2/ DE L’EMOTION COCO

Steve s’appuie très fortement sur l’émotion pour capter l’attention de son auditoire. Il raconte des faits personnels, gages de sincérité et facteurs d’identification. Lorsque l’on parle de soi, il y a fort à parier que l’on touche les autres, car on est tous faits de la même eau (d’autres diraient que l’on est tous plus ou moins déterminés socialement par les mêmes causes). C’est principalement ce qui explique le succès des grandes missions de déballage de soi, de Mireille Dumas à Jean-Luc Delarue…

3/ DU DIVERTISSEMENT, DU FUN, DU PLAISIR

Laurence, commentant mon dernier billet, me reprochait d’avoir pris un très mauvais exemple avec Apple pour évoquer la capacité de la marque à simplifier :”La comparaison avec le packaging mac est particulièrement raté : L’apparente simplicité du design est le produit d’un raisonnement très pointu”.

Mon propos était de dire combien les interface simples conçues par Apple (indépendamment du travail incroyable qu’ils ont nécessité) ont permis de servir le fond : des usages en l’occurrence. Le discours ci-dessus, illustre mieux que tous les discours, cette même philosophie. Il est rempli de petites blagues et de clins d’oeil (connotations porteuses de complicité) qui rendent le fond digeste et agréable à suivre. C’est ce que j’appelle l’emballage, c’est l’effort de vulgarisation ou de pédagogie sur le ton qui ne réduit en rien la qualité du discours.

Ainsi Jobs qui commence son discours par un peu d’auto-dérision réussit à désamorcer d’emblée le caractère roboratif de l’exercice. “je ne suis pas diplômé  et je n’ai jamais été aussi prêt du diplôme de l’enseignement supérieur”.

Idem lorsqu’il se égratigne Microsoft sur le fait que l’interface typographique soignée du Mac a pu aussi se généraliser dans le monde PC, car elle a été copiée par Microsoft. Autant de petites relances sympathiques du discours qui ajoutent du fun, du plaisir en français.
4/ DU FOND

Mais ce discours est surtout réussi parce qu‘il sert un propos, parce qu’il dit des choses qui sonnent justes et qui sont illustrées par des exemples forts, à commencer par la vie, le parcours de son émissaire.

Jobs ne dispense rien que des conseils classiques, pour ne pas dire un peu gnan-gnan : “croyez en vous, écoutez votre passion, allez à l’essentiel, ne renoncez pas, n’ayez pas peur… (non il n’est pas subventionné par Jean-Paul II)

L’alchimie entre la forme et le fond lui donne cependant toute sa valeur : on écoute, on s’amuse, on est ému, on est convaincu.

C’est la leçon que je retiendrai de ce discours – n’étant pas diplômé de Stanbford – et qui illustre la philosophe de la pomme à l’ oeuvre dans la plupart de ses produits.

Cyrille Frank aka Cyceron

PS : merci @JulienJacob et @freddymini pour le lien du discours 🙂

La communication contre l’information

Que vaut l’information ? C’est la question que se posaient Cédric Motte et Damien Van Achter en 2010. Déjà émergeait la notion du service au lecteur, du lien social central qui ne se réduit pas à la communication. Une discussion toujours actuelle.

30 mai 2010.

Davanac et Cédric Motte se sont livrés à une discussion brillante notamment sur les enjeux d’une information “participative” et la nécessité de repenser le rôle des journalistes. L’occasion de réagir à leurs propos tenus sur l’excellent blog Blogguing the News.

L’INFORMATION A UN COÛT, MAIS A-T-ELLE UNE VALEUR ?

Je reconnais l’art du contre-pied cognitif de Cédric qui a le mérite de repositionner le débat sur le plus important en effet.

Naturellement oui, l’information a un coût de production. L’information à sa source vérifiée, comparée, hiérarchisée.

Parce que ces processus prennent du temps et que le temps, comme chacun le sait, c’est de l’argent. Il y a des blogueurs exceptionnels qui – de Maitre Eolas à Jules de Diner’s Room en passant par Hugues Serraf- sont capables de faire tout cela, en plus de leur « vrai » métier.

Mais ces prouesses relèvent de l’exception, de l’insomnie et que sais-je encore…

Pour la masse des autres personnes « normales », le travail d’information de qualité est un métier en soi qui requiert un salaire, sauf à disposer soi-même d’un héritage qui nous dispense de toute activité lucrative. Vous conviendrez avec moi que ce cas de figure est assez rare.

Donc oui, la production d’information, indépendamment de son mode de diffusion (papier ou web) n’est pas gratuite.

Mais là où je rejoins Cédric, c’est que ce n’est pas là que se crée la valeur principale pour l’utilisateur. Ce n’est pas ce pour quoi il est prêt à sortir sa bourse, en particulier depuis que l’information pure est devenue gratuite via Internet. La question est donc qu’est-ce qui motive donc l’achat d’un journal web ou papier aujourd’hui ?

LA RELATION AU DÉTRIMENT DU CONTENU

Cédric y répond bien par le mot « communication ». C’est le lien social, la relation aux autres au sens premier du terme. Il s’agit d’être connecté, de partager, d’échanger, de montrer (rôle de marqueur social du “Libé” sous le bras). C’est la relation contre le contenu ou la communication contre l’information. Et Damien a raison de prêcher pour cette tendance, sinon nouvelle, en tout cas exacerbée par les technologies actuelles.

J’aurais néanmoins un bémol à émettre sur le fond.

La communication n’est pas une fin en soi. Plus on la renforce au détriment de l’information, plus la Communication au sens large du terme s’appauvrit. Et c’est une tendance que l’on peut déplorer aujourd’hui du moins pour le grand public.

Quand l’information se réduit au lien, on tombe dans l’émotionnel pur, la polémique à tout crin, la discussion de comptoir. Tout ce qui rapproche les hommes mais n’apporte aucun enrichissement cognitif. La machine tourne à vide. Les rouages de la pensée ne sont alimentés par aucun carburant et le résultat est désastreux. En témoignent les commentaires souvent déplorables relevés dans le débat sur l’identité culturelle.

Il arrive alors un moment où le lecteur-citoyen tel l’enfant capricieux arrivé à maturité nous reprochera de lui avoir trop servi la soupe – ou les bonbons Haribo pour reprendre la métaphore. Il se tournera alors vers ceux qui auront le moins cédé à la facilité tout en faisant un effort de vulgarisation. Si tu manges ta viande je te donnes ton yaourt aux fraises.

Tiens voilà un article sur les Miss France mais jette aussi un oeil au passage sur cette info traitant du business de la télé, lequel va enrichir ta compréhension méta-linguistique du média télé lui-même.

DU RÔLE PÉDAGOGIQUE DES MÉDIAS

Qui sommes nous pour décider de ce qui est bon ou utile pour les autres ? Ni plus ni moins que les héritiers des Lumières pour qui l’information devait servir de terreau à l’épanouissement d’un nouveau concept : la démocratie éclairée.

Si l’on perd cela de vue, on oublie ce qui fait la déontologie de notre métier. Divertir certes, rendre service assurément. Mais aussi former des citoyens acceptables qui iront voter pour nos représentants.

Cyrille Frank

Directeur de l’ESJ-Pro Media Paris

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