Redonner de la valeur aux contenus éditoriaux : le nouveau mix marketing

Collecter le meilleur des infos et des contenus...

collecter le meilleur des infos et des contenus… Crédit photo : ecatoncheires via Flickr.com

Submergés de contenus en permanence, stimulés tout le temps et partout, notre accoutumance nous rend plus hermétiques que jamais aux sollicitations éditoriales. Voici quelques recettes et grands principes que j’invite médias et marques à respecter pour avoir une chance d’attirer le lecteur et le fidéliser.

Nous sommes de fait littéralement submergés d’infos, et tellement courtisés par les médias et les marques pour récupérer un peu de notre attention, que cet exercice devient de plus en plus compliqué. Il passe d’abord par le respect des règles élémentaires de la communication et du journalisme : des infos justes, clairement exprimées et hiérarchisées.

Sur ce dernier point les emballements médiatiques de plus en plus récurrents nous interpellent et nous inquiètent. La recherche d’audience, de couverture, d’attention conduit à en faire trop, trop longtemps, même quand on n’a rien à dire.

Cette occupation indue du “temps de cerveau disponible” par des contenus vides ne crée pas de bénéfice réel ni durable pour le lecteur qui tôt ou tard va se lasser de cette vacuité. On le pressent déjà avec le déclin inéluctable de la télé-réalité en France, d’où les difficultés actuelles que traverse Endemol.

Or, il n’y a pas de salut hors le fameux bénéfice lecteur qui est pluriel.

Je me suis permis de réinterpréter les fameux 4P du marketing (produit, prix, place, promotion) autour de cette notion élargie de service au lecteur : Plaisir, Pratique, Pensée et Partage. Une combinaison subtile de tous ces ingrédients dans des proportions différentes selon les angles, les sujets et plus ou moins adaptés aux cibles. Un mélange délicat qui constitue ce qu’on appelle une ligne éditoriale et qui peut être cohérente ou déséquilibrée, selon le talent de funambule du rédacteur en chef…

Bonne lecture ! Et n’hésitez pas à me faire part de vos objections, remarques, critiques éventuelles. Ceci est une réflexion personnelle qui ne prétend évidemment pas à l’universalité 🙂

PS : cette présentation (enrichie) est issue de la Master class réalisée pour l’école SciencesCom de Nantes le 9 janvier 2014.

Cyrille Frank

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Crédit photo : ecatoncheires via Flickr.com

7 comments

  • Rhaaa, superbe. Aime beaucoup l’explication du “share appeal” entre les contenus de la partie 3 !

    • Merci Cédric ! Je tourne autour depuis un moment, j’ai pris le temps d’y réfléchir un poil cette fois – C’est bien d’avoir quelques temps morts de temps en temps aussi 🙂

  • Bonne réflexion que nous soutenons totalement (AADP = association pour l’avenir des diffuseurs de presse)
    Reste, le nerf de la guerre : la finance.
    Modifier le modèle économique des éditeurs qui est trop basé sur la vente d’espaces publicitaires est impératif pour que le contenu soit privilégié.
    C’est le rôle de l’Etat de l’imposer en supprimant toute aide à ceux qui utilisent la presse comme vecteur de pub plutôt que pour sa mission d’information.
    Merci pour ce diaporama et votre état d’esprit.

    • Merci de vos compliments et de prendre aussi le temps de commenter ici 🙂

      Ce matin, c’est moi qui vous lisait justement ! http://electronlibre.info/diffuseurs-de-presse-les-raisons-de-la-colere/

      Oui il y a une refondation globale des aides à la presse à mener, c’est indéniable.

      Pour les business modèles, diminuer la dépendance à la pub est un des aspects, il y a aussi la diversification (à manier avec précaution). Je mûris un billet sur le sujet, on en reparlera peut-être…

      Au plaisir de vous lire ici et ailleurs 🙂

  • Avec plaisir …
    Pour info, nous avons un projet d’édition pour lequel nous recherchons des journalistes professionnels bénévoles conscients de la nécessité de préserver la pluralité d’opinions …
    Il en existe certainement qui ne disposent pas, dans leur colonnes actuelles, de la liberté de s’exprimer.

  • Pingback: - 10 choses à ne pas dire à un journaliste pour préserver la concorde au bureau

  • Pingback: Communiquer et sensibiliser : idées reçues, efficacité et éthique | Philosophie, médias et société

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