Abonnements en ligne : 7 illusions qui entravent l’acquisition

La presse en ligne française peine globalement à faire payer les lecteurs, à part quelques-uns. Notamment en raisons de ces illusions tenaces.

Le 28 février 2020 – Mind a fait le point le 25 février 2020 sur le nombre d’abonnés purs numériques des principaux acteurs de la presse française.

 

Les chiffres montrent une belle progression des quatre leaders L’Equipe, Le Monde, Médiapart et Le Figaro. Il manque juste Que Choisir (175 000 abonnés numériques en janvier 2019). Et un énorme écart avec leurs suivants, y compris pour des titres puissants et connus de longue date sur le web (Le Parisien, Libération, L’Express).

Une difficulté qui tranche avec le succès relatif de Brief.me qui, avec une petite équipe, est parvenu à convaincre 8500 abonnés en quelques années.

Qu’est-ce qui empêche donc des marques médias fortes de décoller, hormis le contexte économique morose, l’emprise encore forte de la culture du gratuit et la profusion d’une concurrence pléthorique gratuite sur les contenus ?

J’ai identifié quelques idées fausses qui expliquent en partie les difficultés de certains éditeurs à engranger davantage de lecteurs payants.

» Read more

Presse en ligne : l’agrégation d’actualités n’est pas la solution (mais peut être utile)

Blendle cesse la vente à l’unité d’articles de presse. Fin d’un modèle d’affaire qui promettait de renouveler le lectorat, et de générer des revenus. Mais même l’abonnement global ne suffira pas à financer les médias.

Publié le 10 juin 2019, actualisé le 2 août 2019.

L’agrégateur d’actualités néerlandais Blendle change de modèle économique à compter d’août 2019. Les clients ne pourront plus acheter d’article à l’unité, mais devront s’abonner à un accès illimité pour 9.99 euros/mois.

Ceci permettra aux lecteurs d’accéder à pas moins de 161 journaux et magazines. Blendle espère atteindre 100.000 abonnés – son seuil de rentabilité – alors qu’il n’a pour l’instant que 50.000 clients occasionnels ou réguliers.

C’est un petit coup de semonce dans le Landerneau des éditeurs en ligne. Blendle, avec sa vente à l’article, faisait figure d’exception européenne et intriguait les éditeurs sur l’opportunité d’offrir eux-aussi cette possibilité aux internautes.

L’idée semblait pourtant intéressante sur le papier. Elle consistait à élargir sa base de prospects, et de récupérer des revenus substantiels par l’accumulation de micro-ventes qui n’auraient pas eu lieu s’il avait fallu acheter le journal entier, et encore moins s’abonner. Principe classique du « petits ruisseaux qui font les grandes rivières »

» Read more